— Usurier mondain, grand bellâtre à gants jaunes. Il a débuté comme employé de l’Hôtel de Ville, furetant dans les coins, à l’affût des bonnes affaires, mais, surpris le nez dans les tiroirs du préfet, il a été congédié. Établi agent d’affaires rue Saint-Jacques, il est d’abord l’homme de paille d’Aristide Saccard [92], contre qui il a le soin, dès la première affaire, de garder une arme dangereuse [101]. Il s’installe rue de Rivoli, prend le titre d’agent d’expropriation, gagne de l’argent dans les percements de voies nouvelles et devient un viveur élégant [186], connu dans le monde interlope sous le nom amical de « grand Lar », s’abouchant avec les mangeuses de fortunes et offrant ses coûteux services aux fils de famille. Resté le complice de Saccard, de qui il tire trente mille francs par un chantage [253], il devient riche après l’affaire des terrains de Charonne et ouvre une maison de banque, ayant su, dit-il, ramasser les pièces de cent sous que son maître Aristide était si fort à faire pleuvoir [336]. (La Curée.)

Est devenu millionnaire. C’est par lui que Busch connaît le passé d’Aristide Saccard [33]. (L’Argent.)