Femme de chambre des Campardon. Fille nerveuse, plate de poitrine, noiraude et coquette. Sa patronne la juge très intelligente, très active, et lui attribue une conduite irréprochable [21]. Un seul jour de sortie par mois pour embrasser sa vieille tante, qui demeure très loin. Mais Lisa revient de ses sorties presque morte, les reins cassés, les paupières bleues [133]. Son vice étant là, elle ne vole pas. Consciencieuse dans le service, elle accepte la tutelle de Gasparine, l’autre madame Campardon; elle garde une attitude respectueuse devant les ignominies de ses maîtres, soulageant son besoin d’ordure dans des colloques poissards avec les autres bonnes de la maison, favorisant l’ivrognerie de la vieille Victoire et mettant sa jouissance quotidienne à corrompre Adèle, la fille des Campardon [356]. (Pot-Bouille.)