Mouret

— Était ouvrier chapelier dans un faubourg de Plassans lorsqu’il s’est épris d’Ursule Macquart, frêle et blanche comme une demoiselle du quartier Saint-Marc. Il l’épouse en 4810, faisant un mariage d’amour, ne demandant pas un sou de dot et il emmène sa femme à Marseille où il va travailler de son état [60]. Lorsque, cinq ans après, Antoine Macquart vient lui demander son concours contre Pierre Rougon qui s’est approprié le patrimoine maternel, Mouret conserve son attitude désintéressée et se refuse à tout démêlé avec la famille. Il s’est établi rue des Petites-Maries, a trois enfants, Hélène, François et Silvère, perd en 1840 sa femme qu’il adorait et, terrassé par le coup, se traîne encore un an, ne s’occupant plus de ses affaires, perdant l’argent qu’il avait amassé. Un matin, on le trouve pendu dans un cabinet où étaient encore accrochées les robes d’Ursule [160]. (La Fortune des Rougon.)

(1) _Mou_ret, ouvrier chapelier, bien portant et pondéré, marié à Ursule Macquart. (Arbre généalogique des Rougon-Macquart.)