— Senateur de l’Empire. Grand vieillard de soixante-dix ans, sec, osseux, ressemblant à Voltaire [89]. Député légitimiste sous Louis-Philippe, il a montré une soudaine tendresse pour la République après Février et, mis au Sénat par l’Empereur, il est devenu bonapartiste. Mais son passé de gentilhomme l’oblige à défendre la religion et la famille, tout en restant sceptique jusqu’aux moelles, très dissolu, très inventif, raffinant les jouissances. Il a été pendant trente ans l’amant de la comtesse Balbi ; tant que Clorinde a été petite, il a laissé dire qu’elle était sa fille; mais, quand elle est devenue femme, grasse et désirable, il se laisse seulement appeler parrain et la couve de ses yeux restés vifs. Elle se sert de lui pour surexciter le Sénat contre Rougon [398]. (Son Excellence Eugène Rougon.)