Lorilleux

Beau-frère de Coupeau et de madame Lerat. Ouvrier chaîniste travaillant eu chambre. Habite avec sa femme rue de la Goutte-d’Or, au sixième étage. Petit de taille, d’épaules grêles, il a de minces lèvres méchantes, une tète aux cheveux rares, d’une pâleur jaune de vieille cire; à trente et un arts, il a l’air d’un vieillard. Lorilleux, très vaniteux de manipuler de l’or, passe pour gagner dix francs par jour et tire de là une véritable autorité [63]. Il se déclare vaguement légitimiste, parce qu’il est né le même jour que le comte de Chambord, le 29 septembre 1820 [109]. Les Lorilleux, avares, jaloux et mauvaises langues, disent du mal de tout le monde, se réjouissent égoïstement du malheur des autres et ont l’action la plus déplorable sur le ménage de Coupeau et de Gervaise. (L’Assommoir.)